L'Espagne tient enfin sa première Coupe du Monde, les maillots rouges seront désormais brodés d'une petite étoile, pourtant cette rencontre fut loin, très loin, d'être la plus belle finale de l'histoire. Les Espagnols ont joué leur jeu comme prévu face au plan tactique mis en place par Van Marwijk, le sélectionneur hollandais.
Son plan était assez simple en fait: presser le plus haut possible, jouer les contres et «casser» les tibias et les chevilles espagnoles, voire le torse parfois ! A l'image de Nigel De Jong qui, d'un coup de pied de karateka, aurait pu vraiment blesser Busquets au niveau du sternum, les Néerlandais ont récolté 8 cartons et un rouge, peut-être devrais-je dire seulement un rouge car, si Heitinga a pris un carton rouge mérité, ses compères van Bommel, pour l'ensemble de son oeuvre, et De Jong donc, auraient tout à fait pu subir la même sentence.
La Roja est la seule équipe à avoir véritablement tenté de faire du jeu ce soir. Mais les enchainements étaient difficiles à mettre en place car, non-contents de jouer très très dur, les Bataves ont fait preuve d'une grande discipline tactique qui leur a permis de maintenir le bloc oranje suffisamment haut pour pouvoir bien contrecarrer le toque espagnol. Mais les Hollandais n'ont jamais réellement essayer de gagner ce match.
Arjen Robben a pourtant eu deux grosses occasions de marquer: une première fois quand il s'est présenté tout seul face à Casillas sur une superbe passe en profondeur de Sneijder. Casillas a eu le dernier mot sur ce duel. Sur sa deuxième grosse opportunité, Robben avait faussé compagnie à Piqué et Puyol mais ce dernier l'a clairement retenu par le maillot, l'empêchant ainsi de filer au but... Puyol méritait le rouge sur cette action, M. Howard Webb n'a rien dit, il a même donné un carton jaune à l'attaquant hollandais pour contestation.
L'Espagne dans le club des vainqueurs
En dehors de ces deux actions, les Néerlandais ne purent pas rivaliser avec les Espagnols qui faisaient tourner la balle comme ils en ont l'habitude et en attendant le bon moment pour achever le taureau orange. Et tel un matador, Iniesta, auteur d'un excellent match, est venu délivré les siens à la 115ème minute sur un service parfait de Fabregas. C'est donc au bout du bout de la prolongation que les Ibères sont parvenus à aller chercher ce titre de champion du monde qu'ils méritent car cette équipe pratique bel et bien le plus beau football depuis 3 ans.
Sur cette finale, les Espagnols ont eu 63% de possession de balle ce qui est absolument énorme à ce niveau de jeu. La Roja a fait déjouer les Hollandais, qui ont passé leur temps à défendre et pas toujours très proprement, on l'a dit, mais, même en faisant beaucoup de fautes, les Oranje n'ont pas pu réellement enrayer la machine espagnole.
L'entrée de Cesc Fabregas fut également très intéressante, le meneur d'Arsenal a donné le but à Iniesta mais il a aussi été l'auteur de nombreux gestes de grande classe, il a vraiment apporté un plus à la Roja au moment où elle en a eu besoin. Del Bosque a bien géré son effectif, il a gardé la même philosophie de jeu et ça a payé.
L'émotion est à son comble côté espagnol au moment de fêter de titre, à l'image d'Iker Casillas décisif ce soir et en pleurs au coup de sifflet final. San Iker et ses coéquipiers ont largement mérité leur triomphe et le droit de soulever le trophée suprême. L'Espagne est un grand du football, les Hollandais, eux, viennent de perdre leur troisième finale et restent à la porte du club des nations qui peuvent arborer une ou plusieurs étoiles sur leurs maillots..
++


Menu
Répondre
Derniers commentaires...