Raul Gonzalez dit «Raul» a fait ses débuts en équipe première du Real Madrid à 17 ans. Il en a aujourd'hui presque 34 et, en fin de saison dernière, les dirigeants du Real (Mourinho en tête) lui ont fait comprendre qu'ils ne comptaient plus sur lui.. Lui qui était l'un des symboles de la réussite de la Casa Blanca à la fin des années 90 et pendant les années 2000.
Grand seigneur, Raul a accepté de partir sans faire d'histoire. Il faut dire qu'à cette époque, il n'y avait pas non plus une foultitude de clubs disposés à accueillir le n°7 du Real que beaucoup décrivaient comme un joueur fini, trop vieux pour pouvoir encore peser sur le jeu. Courant Juillet, on assiste donc au départ de l'Espagnol vers Schalke04, le club de Gelsenkirchen. Ce transfert n'a pas fait tant de bruit. Et pourtant Raul avec un maillot, Raul en Allemagne ! En voilà du changement...
Après quelques semaines d'adaptation à la Bundesliga, Raul s'est mis à faire ce qu'il fait de mieux : marquer des buts. 12 buts en 29 matchs de championnat et 5 buts en 10 matchs de Ligue des Champions. Pas si mal pour un «vieux» joueur de 34 ans. On aurait pu se dire que son arrivée en Allemagne allait demander de gros efforts à l'Espagnol, quand on le voit sur le terrain, on a plutôt l'impression que Raul joue à Schalke depuis déjà plusieurs saisons : ses partenaires le cherchent, son jeu technique en pivot est un régal. Bref, Raul est redevenu Raul en quittant le Real pour Gelsenkirchen. Qui l'aurait cru ?
Pour le plus grand plaisir des dirigeants et supporters de Schalke04, Monsieur Raul montre donc à tous qu'il est encore redoutable dans la zone de vérité. Quand je dis redoutable, je pèse mes mots pour ne pas trop en faire mais franchement les performances de l'ex-Madrilène dans les deux matchs (aller et retour) contre l'Inter Milan, tenant du titre, sont exceptionnelles. Son but, lors du match aller à San Siro, est tout simplement un bijou en terme de science du placement, de technique et de sang-froid dans la finition. Sur l'action, son appel de renard (sur quelques mètres) dans le dos des défenseurs italiens est un modèle du genre, le contrôle en se retournant est digne de Zizou et la finition «en raccro» nous a rappelé à tous quel finisseur est l'Espagnol.
Alors, certes Raul ne va plus aussi vite (même s'il n'a jamais été tellement rapide), mais il reste un attaquant de classe internationale et il le prouve en ce moment avec Schalke04 dans les grandes rencontres, celles qui font la légende d'un club ou d'un joueur... Le club allemand est en demi-finale de la Ligue des Champions et Raul n'y est pas pour rien c'est sûr. Son expérience des grands rendez-vous a forcément une influence positive sur le reste de l'effectif quand il s'agit d'aborder un quart ou une demi-finale de la plus difficile des compétitions européennes. Est-il utile de rappeler que Raul est le meilleur de buteur de tous les temps en Ligue des Champions ? Je ne pense pas. Grâce à ses records, son palmarès interminable et ses performances en fin de carrière avec Schalke04, Raul est en train de devenir une légende du football. Un immortel...
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