Enfin tout de même, à la vue des matchs, on ne peut faire qu'un seul constat : les joueurs de Mourinho et ceux de Guardiola se baladent, marquent des buts faciles et battent des adversaires, qui n'ont même pas l'air d'y croire, par des scores de tennis. La Liga semble encore une fois partie pour se résumer à un duel entre les deux ennemis jurés du football ibérique. Ça devient lassant voire même sans intérêt. Alors oui, le Real et le Barça font partie de la crème des clubs européens mais ils sont les seuls à dominer autant domestiquement, les seuls à avoir aussi peu de réels rivaux pour le titre.
Le Bayern Munich, Manchester United ou l'Inter Milan doivent lutter dans leurs championnats respectifs et ce, pour le plus grand bonheur des fans. Pour un fan de foot, rien n'est plus important que le suspense, la compétition. Tout ce qui oblige les joueurs à se dépasser, à se donner à fond pour obtenir un résultat. Mis à part les supporters acharnés du Real ou du Barça, qui peut trouver un grand intérêt à suivre le championnat espagnol ? Tout en sachant que le résultat est joué d'avance...
La Liga espagnole, qui voit évoluer tous les week-ends certains des plus grands joueurs du football actuel, perd de son intérêt quand les championnats voisins sont riches en suspense, en retournements de situation ou en remontées incroyables. Le plus énervant dans tout cela ? Ce fossé s'est creusé au fil des années à cause de deux injustices criantes contre lesquelles personne, en Espagne, ne s'est encore vraiment rebellé.
Primo, la dette cumulée des clubs ibériques s'élève à 4 Milliards d'Euros dont un quart est directement imputable au Real et au Barça. Néanmoins, la législation espagnole permet aux clubs de comptabiliser la valeur estimée de leurs effectifs dans leurs bilans ce qui leur ouvre grand les portes banques disposées à leur prêter l'argent nécessaire pour continuer d'acheter de nouveaux joueurs et donc, d'accroître leurs dettes ! Au niveau des clubs de Liga, cela se traduit par un déséquilibre financier énorme quand on sait que la valeur estimée de l'effectif du Real est par exemple 10 fois supérieure à celle d'une équipe comme Villarreal par exemple. Certains "historiques", comme le Betis Séville ou Saragosse, sont même en cessation de paiement quand le Barça dépense sans compter pour faire venir Fabregas ou Alexis Sanchez pendant l'été !
Secundo, cette injustice flagrante est encore accrue par la distribution absolument inégale des droits TV. En Espagne, ces droits se négocient de gré à gré entre les chaînes de TV et les clubs. Les "petits" se font donc étranglés par les chaînes pendant que les "gros" se régalent car les diffuseurs ne peuvent se passer d'eux. La fédération espagnole doit réagir et mettre en place un système de redistribution plus équitable pour éviter que Merengue et Blaugrana se partagent environ 300M€ alors que cette même somme est à partager entre toutes les autres équipes du championnat.
Il serait tellement dommage qu'en Espagne, meilleure nation de foot au monde depuis bientôt 5 ans, cette tendance au mini-championnat "Barça vs Real" s'installe. Un petit rééquilibrage permettrait sûrement à des équipes comme Valence, Séville ou l'Atletico de rivaliser significativement avec les deux ogres. Tous en sortiraient gagnants.
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Video des Highlights du match complètement fou entre Valence et Santander avec le premier but espagnol d'Adil Rami


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